Alexis BETBEDER

(1809-?)
"Montreur de daguerréotype", professeur de dessin et photographe

Paris Seine

Pierre Alexis Marcelin Betbeder (ou Betbéder) est né le 22 octobre 1809 à Courgenay (Yonne). Il est le troisième enfant de Pierre Daniel, Betbeder, propriétaire et de Marie Ursule Christophe qui avait vingt-trois ans de moins que son époux. Parti à la Martinique (pour affaires ?), Pierre Daniel  Betbeder décèdera loin des siens en 1815. Sa jeune veuve vient vivre à Paris avec ses trois enfants. C’est dans la capitale qu’Alexis, le  benjamin,   acquiert une formation artistique qui lui permettra de devenir professeur de dessin. En novembre 1833, il s’associe  avec Auguste Lamoureux, marchand de papiers et de fournitures pour les beaux-arts rue Dauphine à Paris. Les deux hommes ont mis au point une méthode nouvelle de dessin baptisée Expéditas Graphis qui permet d’exécuter « en vingt minutes un Tableau, Paysage, Marine et autres ».  Deux fois par semaine, Betbeder  « professeur de dessin et de peinture », se rend dans la boutique de son associé pour donner des leçons aux amateurs. (1)  Rien n’indique que ceux-ci se soient précipités rue Dauphine.  

Betbeder "montreur de daguerréotype"

Les 7, 11 et 14 septembre 1839, Jacques Daguerre fait à Paris des démonstrations de l’appareil qui portera son nom.  Alexis Betbeder qui n’a pas fêté ses trente ans, a-t-il pu assister à l’une d’elles ?  Possible. Toujours est-il que le professeur de dessin se passionne pour le daguerréotype. Il achète le matériel nécessaire et part en province  montrer des daguerréotypes et expliquer le fonction de l’appareil qui permet d’obtenir une image positive sur plaque de cuivre. (2) Commencé à Rouen (Seine-Maritime) le 16 septembre, le périple de Betbeder s’est sans doute achevé à Niort (Deux-Sèvres) en décembre 1839.  Pour financer l’achat de son matériel (400 Fr environ) et ses frais de voyage, Betbeder disposait de trois ressources :

-  Sachant qu’il se rendait dans des villes dont une petite partie de la population  -celle qui lisait le journal- était informée de la découverte de Daguerre mais n’avait jamais vu de daguerréotype, Betbeder en exposait plusieurs dont ceux qu’il avait faits à Paris  avant son départ : le Panthéon, Notre-Dame-de Paris.  A Caen, le prix d’entrée à cette exposition était de 1 Fr.

-  Les plus curieux, mais surtout les plus fortunés, pouvaient assister à une démonstration publique où Betbeder détaillait les différentes phases de son travail. Il en organisait en principe deux dans chaque ville. A  Rouen puis à Caen, il avait fixé le prix d’entrée à 5 Fr. A Caen, il se ravise et réduit le prix d’entrée à 3 Fr. A Cherbourg, quelques jours plus tard, ce sera 2 Fr 50 puis 2 Fr à Rennes.

-  Il proposait aussi des cours de manipulation du daguerréotype. A Angers, il demandait 30 Fr pour dix leçons. Le groupe d’élèves étant réduit à 10 personnes par cours.

 Grâce à la presse locale (voir infra), nous connaissons les principales étapes de sa tournée en province :

Rouen (Seine-Maritime) : Le 16 septembre 1839, Betbeder qui se présente comme « un ami de Daguerre » fait une démonstration dans le foyer du Théâtre des Arts. Sur place, il réalise un daguerréotype du nouveau quai Saint-Sever. L’artiste donne sa deuxième séance le lendemain. (3)

Dieppe (Seine-Maritime) : Le 21 septembre 1839, « La Vigie de Dieppe » prévient ses lecteurs de l’arrivée de Betbeder. : « D’ici quelques jours, il nous sera donné d’admirer les merveilleux résultats de l’invention de M. Daguerre. On sait que ce peintre a trouvé le moyen de fixer les images sur une planche métallique ; les objets se reproduisent d’eux-mêmes avec leurs accidens (sic) les plus minutieux, avec la scrupuleuse fidélité de la nature. »  La démonstration eut lieu le 25 septembre  aux Bains froids.  Betbeder plaça son appareil sur la terrasse du pavillon du milieu et, à la demande du public présent, fit une prise de vue du château de Dieppe.  « Après dix-huit minutes d’exposition, la plaque métallique sur laquelle avait été réfléchie l’image du château a été soumise à la vapeur mercurielle. Pendant cette opération, chacun a pu voir poindre les contours du dessin sur la plaque qui, avant d’être soumise à l’action du mercure, ne portait encore aucune empreinte. Quelques minutes ont suffi pour que l reproduction fût complète Les moindres détails étaient parfaitement rendu ; les premiers plans vigoureusement accusés. Il est à regretter que le soleil n’ait pas mieux éclairer le site ; i en est résulté des tons noirs dans les ombres sans aucune transparence. L’empreinte obtenue a été mise en loterie entre les assistants ». (4)

Caen (Calvados) : Le 3 octobre 1839,  à Caen, Betbeder réserve sa première démonstration à un public choisi composé de « plusieurs des personnes de note cité, le plus à portée d’apprécier le miraculeux effet de l’appareil » L’artiste  photographie les tours de l’église Saint-Jean depuis une maison du quartier Saint-Gilles.  Prévue le 5 octobre, la première vraie démonstration publique payante est remise au lendemain pour cause de mauvais temps. Betbeder opère  dans le foyer de la salle de spectacle. Dans cette salle, il expose une vue de l’église Saint-Pierre de Caen prise de la rue des Quais. « Cette épreuve est d’un effet admirable. Deux personnes qui ont bien voulu poser dans une parfaite immobilité, pendant que l’image se dessinait au fond de la chambre noire, sont reproduites en délicieuses miniatures dans ce joli tableau ». (4)

Bayeux (Calvados) : Après Caen, Betbeder passe  à Bayeux le 13 octobre.  Il y réalise des vues qu’il exposera à Cherbourg.

Cherbourg (Manche) : Le 17 octobre 1839, malgré la pluie, Betbeder fait sa première démonstration dans l’antichambre du musée de Cherbourg. « L’objectif de la chambre obscure fut dirigé du côté de la mer, de manière à embrasser une partie de la place d’Armes, la maison qui fait l’encoignure de la place du Rempart, la mer, les deux jetées et le siège des travaux qui s’exécutent en avant de ces places ; douze minutes suffirent à former l’image sur la plaque, image qui devait rester invisible jusqu’à ce que la vapeur mercurielle vint en s’y incrustant la faire apparaître peu à peu… »

«  Une objection contre le daguerréotype, c’est qu’on ne pourrait jamais reproduire un paysage, parce qu’un oiseau, par exemple, en passant dans les airs devrait faire une traînée sur le tableau ; il n’en est rien ;  nous avons pu nous convaincre par nous-mêmes que les corps en mouvement ne produisent  aucun effet sur la plaque, pourvu toutefois que les objets ne restent pas longtemps au même point.

Il sera difficile que le daguerréotype puisse jamais reproduire le portrait ; M. Betbeder l’a essayé ; une femme a posé pour une de ses plaques, le cou, le buste sont bien rendus, mais cette personne n’a pu supporter le soleil qui lui frappait le visage, et les mouvements qu’elle a faits ont empêché la reproduction de cette partie. On conçoit cependant que la chose n’est pas complétement impossible ; mais elle devrait réussir à bien peu de personnes ; le mouvement de la respiration d’ailleurs, quelque petit qu’il soit, troublerait toujours la netteté de l‘image… »

La deuxième démonstration publique a lieu le dimanche 20 octobre 1839. Betbeder  réalise une vue qui embrasse une partie de l’obélisque et l’angle des rues de l’Hôpital et des Corderies. « les contre-vents, les persiennes, les toits, les pavés secs étaient très bien accusés, mais les parties obscures étaient un peu trop noires ; le soleil avait refusé de favoriser l’expérience …» (6)

Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) : En quittant Cherbourg, Betbeder passe à Coutances (Manche)  où il réalise un daguerréotype qu’il expose dans la salle de la bourse de Saint-Malo. Il y fait  au moins une démonstration  sur laquelle nous sommes peu documentés.

Rennes (Ille-et-Vilaine) : Le 14 novembre 1839, Betbeder opère dans la grande salle de la mairie. Le mauvais temps fait échouer sa démonstration. « Nous avons regretté que l’humidité qui s’était emparée de la plaque et de l’iode ait empêché celle-ci de se saporiser, de manière à en revêtir la plaque et lui communiquer le principe sensitif nécessaire à la reproduction des objets ».

Trois jours plus tard, «…bien que le temps fût chargé de nuages, l’opération a parfaitement réussi, la salle de spectacle et l’aile vers la Veilleuse sont sorties de la machine avec tous leurs détails ». A la fin de la séance, l’épreuve est tirée au sort et c’est l’avocat Emile Langlois qui repart avec un daguerréotype de 1839 qui vaudrait aujourd’hui une petite fortune. (7)

Angers (Maine-et-Loire) : Le 28 novembre 1839, Bebteder a choisi la salle de la mairie pour une démonstration « à laquelle se propose d’assister tout ce que la ville renferme d’amateurs des arts et des inventions qui font la gloire de notre pays ». Il a placé sa chambre noire « sur une fenêtre de la grande salle de la mairie dans une direction oblique, de manière à prendre une partie du boulevard de la Mairie, l’hôtel de Gohin, une partie de la maison de M. Retailleau et l’espace compris entre ces deux points en allant jusqu’à Saint-Joseph. Après vingt minutes, la plaque a été retirée de la chambre noire…  La découverte est certainement immense, magnifique mais il faudrait fixer cette image d’une manière stable, il faudrait pouvoir la multiplier au moyen d’une impression quelconque et alors le daguerréotype ne laisserait plus rien à désirer. » (8)

Saumur (Maine-et-Loire) : Le 8 décembre 1839, Betbeder fait devant vingt personnes une démonstration à Saumur qui échoue. « Malheureusement le ciel n’a pas secondé ses efforts et les désirs de son auditoire, le soleil s’est obstinément caché, le temps est resté sombre et brumeux et l’opération n’a pu réussir parce que la lumière avait fait défaut ». (9)

Niort (Deux-Sèvres) : Le 15 décembre 1839, "Le Mémorial de l'Ouest" annonce que "M. Betteder (sic), élève de Daguerre, se propose de donner, demain lundi, une séance publique sur le daguerroptique (sic), dans laquelle il reproduira une vue de la ville de Niort. Cette séance aura lieu chez M. Morin, opticien, rue des Halles". Malheureusement, cette démonstration, sans doute la première dans les Deux-Sèvres, n'a fait l'objet d'aucun rendu dans "Le Mémorial de l'Ouest". En revanche, l'opticien qui avait accueilli Pierre Betbeder, Antoine Morin s'initiera à la technique du daguerréotype qu'il pratiquera à Niort et à Poitiers. (10)

On ignore si Betbeder a poursuivi sa tournée en province. On entrait dans l’hiver qui était la plus mauvaise saison pour vanter les mérites du daguerréotype.

 Artiste et inventeur dans l’Aisne

De retour à Paris, après trois mois passés en province, Betbeder semble avoir délaissé le daguerréotype. En septembre 1840, il est inscrit comme élève d’Eugène Delacroix ; inscription qui sera renouvelée l’année suivante. (11) Il quitte la capitale quand il est nommé directeur de l’école communale de dessins de Soissons (Aisne). Le 3 septembre 1846, il épouse Rosalie Zoë Lefèvre, la fille du médecin d’Anizy-le-Château (Aisne).  Le couple aura quatre enfants nés entre juin 1847 et novembre 1853 dont Faustin Betbeder dit Faustin (1847-1914) caricaturiste à Paris puis à Londres. A Soissons, Betbeder ne se contente pas d’enseigner son art. Il signe en 1855,  vingt lithographies réunies  dans un « Album soissonnais » avec des textes rédigés par des membres de la Société archéologique et historique de Soissons.  Esprit curieux, il s’intéresse à la fabrication des vitraux mosaïque pour laquelle il dépose un brevet le 21 mars 1851 et, plus surprenant, un autre, en mai 1857, sur un bouchon en bois avec virole en caoutchouc et tire-bouchon spécial. (12)

 Photographe à Paris et professeur à l’Ecole impériale des beaux-arts.

On ne sait quand Betbeder quitta l’Aisne et revint à Paris où sa présence est attestée en 1861. Le 20 octobre 1861, Betbeder, photographe, domicilié 221, rue Saint-Antoine crée avec un commanditaire non dénommé une société  qui a pour objet l’exploitation d’un établissement de photographie dénommé « Photographie de la Bastille » La raison et la signature sociale sont Betbéder et Cie. (13)  Cette société devait durer douze années mais son existence fut sans doute brève. (14). Cette même année 1861, le photographe Eugène Thiébault confie à Alexis Betbeder,  moyennant une redevance, la gérance de son atelier situé 31, boulevard de Bonne-Nouvelle.  Les débuts de Betbeder dans cet atelier sont marqués par un procès pour contrefaçon que lui font Mayer & Pierson, un procès important dans l’histoire de la photographie.

1862  : Un procès en contrefaçon qui fera date

Gérant de l’atelier Thiébault, Betbeder décide de proposer à sa clientèle des portraits de personnalités connues. Il porte son choix sur le comte de Cavour, grande figure de l’unité italienne. Bien sûr, Cavour n’avait jamais fréquenté l’atelier de Thiébault. En revanche, il avait posé pour  Mayer & Pierson. « Voulant faire comme tous ses confrères », Betbeder récupère le portrait fait par ses collègues,  l’agrandi, le retouche au pinceau, change la pose des jambes et ajoute une bibliothèque au fond du décor. Il s’apprête à mettre en vente le portrait de Cavour revu et corrigé quand  Mayer & Pierson, informés de la chose, font saisir le stock et intente un procès pour contrefaçon à Betbeder, ainsi qu’à Thiébault qui sera mis hors de cause et à Schwalbé, commissionnaire, qui cherchait à écouler un portrait de lord Palmerston.

 La 6e chambre du tribunal correctionnel de la Seine rend son jugement le 9 janvier 1862.

« Attendu que la photographie est l’art de fixer l’image des objets extérieurs au moyen de la chambre obscure et de divers procédés chimiques ; que c’est là une opération purement manuelle, exigeant sans doute de l’habitude et une grande habileté, mais ne ressemblant en rien à l’œuvre du peintre ou du dessinateur qui crée, avec les ressources de son imagination, des compositions et des sujets ou reproduit, avec son sentiment propre, des images d’après nature ; que, tout en reconnaissant les services qu’elle a rendus aux beaux-arts, on ne saurait lui donner rang parmi ces derniers ; - Qu’en effet, la photographie n’invente et ne crée pas ; qu’elle se borne à obtenir des clichés et à tirer ensuite des épreuves reproduisant servilement les images soumises à l’objectif ; - Que ces ouvrages, produits à l‘aide de moyens mécaniques, ne peuvent en aucun cas être assimilés aux oeuvres de l’intelligence et conférer  à l’industriel qui les fabrique une propriété semblable à celle de l’artiste qui invente et qui crée. »

Conclusion : la plainte en contrefaçon n’est pas fondée. Jugement sévère sur la photographie mais très provisoire. Mayer & Pierson font appel. L’affaire est rejugée le  10 avril 1862 par la chambre des appels de police correctionnelle de Paris qui déjuge le tribunal correctionnel.

« Considérant que les dessins photographiques ne doivent pas être nécessairement et dans tous les cas considérés comme destitués de tout caractère artistique ni rangés au nombre des œuvres purement matérielles ;

« Qu’en effet, ces dessins, quoique obtenus à l’aide de la chambre noire et sous l’influence de la lumière dans une certaine mesure et à un certain degré, peuvent être le produit de la pensée, de l’esprit, du goût et de l’intelligence de l’opérateur ;

« Que leur perfection, indépendamment de l’habileté de la main, dépend en grande partie dans la reproduction des paysages, du choix du point de vue, de la combinaison des effets de lumière et d’ombre, et en outre dans les portraits, de la pose, du sujet, de l’agencement, du costume et des accessoires, toutes choses abandonnées au sentiment artistique et qui donnent à l’œuvre du photographe l’empreinte de sa personnalité.

« Considérant que, dans l’espèce, les portraits du comte de Cavour et de lord Palmerston, par ces divers caractères, peuvent être considérés comme des productions artistiques, et qu’ils doivent jouir de la protection accordée par la loi de 1793, aux œuvres de l’esprit…"

Par ces motifs, le tribunal  condamne Betbeder à verser  à Mayer & Pierson 200 Fr à titre de dommages et intérêts. Pour Schwalbé, la somme est réduite à 100  Fr.

L’arrêt est publié dans trois journaux dont « Le Temps » le 6 décembre 1862. (15) Betbeder et Schwalbé se pourvoient en cassation. La cour de cassation, le 28 novembre 1862, confirme l’arrêt de la cour d’appel. (16)

 En 1864, Betbeder aura plus de succès  quand il contestera auprès du conseil de préfecture de la Seine le montant de sa patente, plus élevé si le photographe avait un apprenti.  Betbeder  argua que le jeune homme que l’on avait vu dans son atelier n’était pas un apprenti mais « un élève recevant quelques leçons de l’art du photographe. » C’était un peu tiré par les cheveux mais le conseil de préfecture, le 17 novembre 1864, lui donna raison. (17)

Quelques jours plus tard, Betbeder, « artiste peintre, professeur à l’école des beaux-arts 45, rue Sébastien à Paris » dépose un brevet relatif aux  procédés de reproduction photo-lithographiques. A cette époque, il cumulait plusieurs emplois : professeur, artiste peintre et photographe. Curieusement, on ne trouve jamais sa signature aux dos de portraits carte de visite. Thiébault qui était propriétaire du fonds de commerce lui avait sans doute demandé de signer de son nom à lui les photographies qui sortaient de l’atelier du boulevard de Bonne-Nouvelle.  Betbeder y aurait été actif jusqu’en 1868. (18)  Par contre, on retrouve la signature de Betbeder sur une série d’épreuves  un peu  morbides conservées à la Bibliothèque nationale de France. En 1863, il avait photographié des moulages en plâtre de la tête d’assassins célèbres (Louvel, Lacenaire, Dumollard…) qui avaient été décapités.

En janvier 1872, il est professeur de dessin demeurant à Londres où s’était installé  son fils Faustin Betbeder. Le 29 novembre 1879, à Paris (9e) Pierre Betbeder, épouse en secondes noces Sophie Ménassier, mère de son fils Antonin né en 1839. Sur l’acte de mariage, il est précisé qu’il est artiste peintre demeurant 4, boulevard de Rochechouart et précédemment 23, rue de Buffon. On ignore la date et le lieu de son décès. Peut-être a-t-il fini ses jours à Londres auprès de Faustin.

 Sources :

(1)Chmura Sophie, « 17 novembre 1839 : la première photographie de Rennes », Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 22 avril 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, , consulté le 16 juin 2021.

(2)   Sylvain Morand – « Le daguerréotype en province. Une histoire sans fin », étude publiée dans le catalogue de l’exposition « Le daguerréotype français. Un objet photographique ». Musée d’Orsay. 2011.

(3)  Rouen - « Le Journal de Rouen »  des 14, 15, 17 et 18 septembre 1839. Consultable  sur le site des Archives départementales de la Seine-Maritime.

(4) Dieppe - « La Vigie de Dieppe » des 21 et 28 septembre 1839. Consultable  sur le site de la bibliothèque numérique de Dieppe http://patrimoine.dieppe.fr

(5) Caen - « Le Pilote du Calvados » des 2, 4 et 6 octobre 1839.  Consultable sur le site des Archives départementales du Calvados.

(6) Cherbourg – « Le Journal de Cherbourg et du département de la Manche » des 13, 17 et 20 octobre consultable sur Normannia. Le patrimoine écrit de Normandie.

(7)  Rennes - « L’Auxiliaire breton » des 11, 13, 15 et 18 novembre 1839 mis en ligne par la bibliothèque de Rennes Métropole.

(8)  Angers – « Le Journal de Maine-et-Loire et de la Mayenne » des 25-26, 27, 28 et 30 novembre 1839. Collection dépouillée aux Archives départementales de Maine-et-Loire.

(9)  Saumur – Extrait du « Courrier de Saumur » cité par Guy-François Le Calvez, historien de la photographie à Saumur.

(10) Niort - "Le Mémorial de l'Ouest" est en ligne sur le site des Archives départementales des Deux-Sèvres.

(11) Chmura Sophie, « 17 novembre 1839 : la première photographie de Rennes », Images, représentations et patrimoine de Rennes, mis en ligne le 22 avril 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr, , consulté le 15 juin 2021.

(12) Sur la base brevets du XIXe siècle de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), sont recensés les brevets suivants :

- 1BB11395 - Procédés relatifs à la fabrication de vitraux mosaïque (avec notice) ;

- 1BB33183 - Bouchon en bois avec virole en caoutchouc et tire-bouchon spécial ;

- 1BB65634 - Procédés de reproduction photo-lithographiques.

(13) « La Gazette des tribunaux » du 27 octobre 1861.Consultable sur la base numérique paprika de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP)

http://enap-mediatheque.paprika.net.

 (14) Dans son « Répertoire des photographes parisiens du XIXe siècle », François Boisjoly reproduit le dos d’un portrait portant les mentions « Photographie de la Bastille – 221, rue Saint-Antoine » sans le nom du photographe.

(15) Gallica - « Le Temps » du 6 décembre 1862 – Publication de l’arrêt de la cour d’appel du 10 avril 1862.

(16) Gallica - « Annales de la propriété industrielle, artistique et commerciale » 1862

- Page 71 – article 775 (jugement du 9 janvier 1862).

- Page 113 – article 787 (arrêt de la cour d’appel du 10 avril 1862).

- Page 419 – article 870 (arrêt de la cour de cassation du 28 novembre 1862).

 (17) Gallica - « La Revue photographique » 1865. Page 130.

(18) Le 1er août 1868, le photographe Paul Bacard épouse la fille d’Eugène Thiébault et succède à son beau-père boulevard de Bonne Nouvelle.