Antonin BOIVIN

(1871-1947
Photographe d'atelier

Pantin - Drancy Seine-Saint-Denis

 Antonin César Boivin est né le 7 mars 1871 à Avignon (Vaucluse), fils de Marie-Louise Boivin et d’un père inconnu. (1) Quand il passe devant le conseil de révision à Troyes (Aube) où sa mère est domiciliée, le jeune homme est employé photographe dans un atelier d’Amiens (Somme). Affecté pendant trois ans au 37e régiment d’infanterie, il en sort en septembre 1895 avec le grade de caporal. Revenu à la vie civile, il ne reste jamais longtemps chez les photographes qui l’emploient à Toulon (Var), Amiens (Somme), Lille (Nord) et Paris. Il est domicilié 22, rue de Fleurus (6e) quand il épouse sa compagne Gabrielle Coffinier, modiste, qu’il avait rencontrée dans la Somme.

DIJON : Le couple s’installe à Dijon (Côte d’Or). En 1906, Antonin Boivin est employé dans l’atelier de la veuve du photographe Jules Mazillier, décédé en 1904. Un an plus tard, le 3 décembre 1907, Antonin Boivin, domicilié 67, rue Chabot-Charny (adresse de l’atelier de Jeanne Mazillier), est déclaré en faillite. (2) Lui avait-elle cédé son fonds de commerce entre temps ?

NARBONNE : Le 2 mai 1910, le tribunal civil de Dijon prononce le jugement de divorce d’Antonin Boivin, sans domicile connu, d’avec Charlotte Coffinier qui vit à Paris. Divorcé, le photographe peut épouser le 24 juin 1911 à Narbonne (Aude) Marthe Vaudoisot. Antonin Boivin reconnait et légitime son fils Raymond né le 21 janvier 1902 à Dijon de père inconnu et de Marthe Vaudoisot, photographe, âgée de 18 ans.

PANTIN : Le couple quitte Narbonne pour Pantin (Seine-Saint-Denis) où naîtra leur fille Henriette en 1913. Antonin Boivin n’est plus employé. Il travaille à son compte dans un atelier situé 80, place de la Mairie, à l’enseigne "Photographie de l’Hôtel-de-Ville". Là, il forme son fils Raymond qui est photographe à Pantin quand il se marie en 1925. A une date inconnue, Antonin laisse sn atelier pantinois à son fils et s’installe 5 kilomètres plus loin à Drançy.

DRANCY : Antonin Boivin a poursuivi sa carrière dans un atelier situé rue Henri-Barbusse à Drancy (Seine-Saint-Denis). Il est décédé dans cette ville le 20 juin 1947.

Sources :

(1) Geneanet - Arbre généalogique de Charles Gayraud.

(2) Gallica - "Archives commerciales de la France" du 21 décembre 1907.