Ambroise DUVAL

(1821-1884)
Daguerréotypiste puis photographe.
35 photographies

Angers Maine-et-Loire Caen Calvados Nantes Loire-Atlantique Orléans Loiret Tours Indre-et-Loire

Jean Ambroise Duval est né à Castillon-en-Auge (Calvados) où son père était tourneur. En 1845, il est grainetier à Saint-Pierre-de-Dives.

NANTES : A une date qui reste à préciser, Ambroise Duval commence à faire  des portraits au daguerréotype 21, rue Contrescarpe à Nantes (Loire-Atlantique) où il succède à de La Blanchère (1). Il est recensé à cette adresse en 1856 mais pas en 1851.  Dans son atelier de la rue Contrescarpe, Duval a pratiqué le daguerréotype puis il est devenu photographe. De Nantes, il se rendait (en empruntant une liaison fluviale ?) à Paimboeuf, commune de 4 300 habitants située à 50 kilomètres à l’ouest sur l’estuaire de la Loire où il avait ouvert une succursale qu’il fermera  en août 1856. (2) Ensuite, l’entreprenant photographe ouvre une succursale à Angers (Maine-et-Loire) puis une autre à Orléans (Loiret).

ANGERS : Le 15 juillet 1857, Jean Ambroise Duval se marie à Angers où il est domicilié « depuis huit mois environ ». A Angers, le photographe opère dans un atelier sis 23, rue Plantagenêt qu’il va bientôt quitter pour revenir à Nantes.  Désormais, c’est la sœur du photographe, Hortense Duval, veuve Margerie, qui va diriger la succursale angevine de la Maison Duval.

ORLEANS : En juillet 1859, le photographe nantais est de passage à Orléans (Loiret) où il fait des portraits  8, rue Parisis.  (3) C’est là que naît sa fille Ambroisine le 16 août 1859. Duval est présent à Orléans au moins jusqu’en juin 1860. Avant de quitter la ville, il confie les clés de son atelier à Victor Louis Gautier qui opère toujours sous le nom de Duval. En 1861, les Duval et leurs deux filles sont recensés rue Contrescarpe à Nantes.  Le 1er mai 1862, le photographe  insère une annonce dans le « Journal d’Indre-et-Loire » : Atelier de photographie avec bonne clientèle, à céder. S’adresser Maison Duval rue Parisis, à Orléans. Il n’est pas nécessaire que ce soit un photographe car on se charge de montrer tout ce qui concerne la photographie ».

Avant de retrouver sa Normandie natale, Duval cède ses établissements de Nantes, Angers et Orléans.

CAEN : Le 25 novembre 1862, Duval  ouvre un atelier 7, rue Hamon à Caen (Calvados). (4) Photographe moyen, il avait un grand sens de la publicité. En décembre 1864, il se paie une page entière du journal normand "L’Ordre et la liberté" et propose "à 2 000 personnes de leur faire à chacune 25 portraits-cartes au prix fabuleux de 10 fr au lieu de 20 francs qui est le prix ordinaire de la maison".

En décembre 1864, « M. Duval, photographe à Caen », fait paraître une annonce dans la presse parisienne : « A vendre dans une ville de province un bon atelier de photographie, apportant 15 000 Fr nets de bénéfices par an, prix : 25 000 Fr. On demande une personne connaissant bien la photographie pour tenir une maison en province ; beaux appointements et logement. Il faut savoir bien opérer, être marié, pouvoir prendre un engagement de trois ans et fournir un cautionnement de 2 000 francs » Cette annonce n’eut pas un franc succès.  Duval devra rester  à Caen encore près de deux ans.. Après son départ à Tours (Indre-et-Loire) c’est Paul Wehrle qui reprend l’atelier de la rue Hamon. Il signera ses portraits Paul.

TOURS : Dès juin 1865, Duval recherche à Tours un emplacement pour l’atelier qu’il souhaite y ouvrir. Il connaissait la ville où il aurait travaillé en 1858. Le photographe porte son dévolu sur un immeuble sis 7 rue de Buffon. Il y fait aménager : « des ateliers grandioses dans le genre de ceux des premières maisons de Paris ». (7) Retardée plusieurs fois, l’ouverture de ces ateliers est fixée au 22 novembre 1866. Duval y reçoit « tous les jours de dix heures du matin à quatre heures du soir ». (8) En mars 1867, il annonce qu’en cinq mois, il est sorti de sa maison 13 347 photographies. En mai 1872, Duval transfère son atelier au 76 rue Royale avec entrée 1 rue de la Préfecture. (9) A cette époque, il a pour employé son neveu Ambroise Dominique Margerie qui sera photographe à Angers puis à Angoulême. En 1884 ou un peu avant, Duval cède son fonds à Philippe Abel qui y travaillait depuis plusieurs années.

En septembre 1884, Jean Ambroise Duval, propriétaire, vit au Mans près de sa fille. Il y décède le 17 janvier 1894.

Sources :

(1)  Voignier Jean-Marie « Répertoire des photographes de France au e siècle » (1993).

(2)  Dans « L’Echo de Paimboeuf » du 2 août 1856, on trouve l’avis suivant : « M. Duval, artiste photographe, quai Eole à Paimboeuf, a l’honneur de prévenir le public qu’étant forcé de se rendre à Paris, il désire, avant son départ de cette ville, se défaire de toutes ses marchandises. C’est pourquoi, il vient de réduire ses prix de moitié… » Consultable en ligne sur le site des Archives départementales de Loire-Atlantique. Voir aussi Buron Gildas « Le costume prend la pose – Premières photographies au pays de Guérande » (2020)

(3)   Voignier Jean-Marie « Loiret d’argent » - La photographie dans le Loiret au XIXe siècle » (2011).

(4)   « L’Ordre et la Liberté » du 15 novembre 1862. Consultable en ligne sur le site des Archives départementales du Calvados.

(5)   « L’Ordre et la Liberté du 31 décembre 1864 ». Voir supra.

(6)   « La Presse » du 6 décembre 1864. « Le Journal des Débats » du 9 décembre 1864. Consultables en ligne sur Retronews.

(7)  « Le Journal d’Indre-et-Loire » du 21 octobre 1866.

(8)  « Le Journal d’Indre-et-Loire » du 14 novembre 1866.

(9)  « Le Journal d’Indre-et-Loire » du 9 mai 1872. Consultable en ligne sur le site des Archives départementales d'Indre-et-Loire.