GROSJEAN Mme

(xxxx-xxxx)
Pédicure experte et daguerréotypeuse

Le 2 février 1849 et les jours suivants Mme Grosjean informe les habitants de Périgueux « qu’elle fait le portrait au daguerréotype, garantit la ressemblance et la reproduction des couleurs. Les prix sont de 5, 10 et 15 fr. selon la grandeur. »  Sous l’annonce qu’elle publie dans « L’Echo de Vésone », Mme Grosjean, qui est aussi pédicure, rappelle à ceux qui souffrent de cors aux pieds qu’elle détruit tout ce qui pourrait les gêner « sans couper et sans douleur. » (1)  Après avoir passé un mois à Périgueux, elle s’en va à Bourges (Cher). Le 3 mars 1849, dans « Le Journal du Cher » elle se présente comme pédicure expert qui soigne les pieds au moyen d’un élixir doux (2) A Bourges, Mme Grosjean ne fera pas de portraits au daguerréotype. Impossible de savoir si sa carrière de daguerréotypeuse ambulante s’est limitée à son passage à Périgueux. Dommage. Les femmes qui pratiquaient le daguerréotype dans les années 1840 n’étaient pas légion. C’étaient à n’en pas douter des femmes puissantes.  Il fallait du caractère pour arpenter seule les routes de France en trimballant tout son matériel. 

Sources :

(1)    La collection de « L’Echo de Vésone » est en ligne sur le site des Archives départementales de la Dordogne. Le passage de Mme Grosjean à Périgueux m’a été signalé par Denis Chaput-Vigouroux.

(2)    RetroNews « Le Journal du Cher » du 3 mars 1849 mais aussi « La République de 1848 » des 4 et 18 mars 1849.