Jean Antoine Nicolas LARRIBAU

(1844-?)
Photographe d'atelier

Neuilly-sur-Seine Hauts-de-Seine Paris Seine

Jean Antoine Nicolas Larribau est l’enfant  d’un couple de domestiques parisiens. Son père, Jean Larribau, était valet de chambre ; sa mère, Madeleine Bertholle, femme de chambre. Leur fils ne voit pas le jour dans la capitale mais à Villy-en-Trodes (Aube) où Madeleine Larribau accouche le 23 juillet 1844. 

Larribau père ne restera pas domestique. On ne sait par quel biais, il s’est intéressé à la photographie au point d’en faire son métier à une époque où les ateliers poussaient comme des champignons dans la capitale . En 1865 environ, il ouvre un atelier dans le jardin de la Maison des bains situé 30, rue de Penthièvre. A l'enseigne "Photographie centrale du Faubourg-Saint-Honoré"  il va y opérer une dizaine d’années et sera rejoint par son fils. Des portraits faits rue de Penthièvre sont  signés Larribau fils. Larribau père aurait cédé son fonds de commerce à Charles Mercou vers 1875. On ignore où travailla son fils jusqu’à ce qu’il se marie à l’âge de 37 ans. Le 26 décembre 1881, il épouse à Neuilly-sur-Seine, (Hauts-de-Seine) Victorine Ponty (1848-1885) photographe qui avait repris l’atelier de son mari Lucien Emile Roy décédé en 1878. (2) Pendant un peu plus de deux ans Jean Nicolas Antoine Larribau et son épouse travaillent ensemble dans l’atelier sis 150, avenue de Neuilly. Ils signent leurs portraits Roy-Larribau. Le 1er avril 1884, ils cèdent le fonds de commerce à Emile Couder et emménagent 22, rue de la Goutte d’Or à Paris (18e) C’est là que Victorine Larribau décède le 19 mai 1885 à l’âge de 37 ans. Jean Larribau était toujours photographe mais ne travaillait plus à son compte

Sources :

(1) Dans les "Archives commerciales de la France" du 24 mai 1877 on relève l’annonce de la vente d’un fonds de photographie 56, rue Saint-Ferdinand par Larribaud à Cousin. Le patronyme est mal orthographié mais il doit s’agir de Larribau fils ou de son père. Plusieurs Cousin opéraient à Paris à cette époque dont Gustave Cousin qui jusqu’à sa faillite en décembre 1878 travaillait 30, rue de Penthièvre soit juste à côté de l’atelier de Larribau père.

(2) Durand Marc "De 'limage fixe à l'image animée 1820-1910" Archives nationales (2015).