Ambroise CINIER

(1873-?)
Photographe d'atelier
1 photographie

Belley Ain Les Avenières Isère

Ambroise Louis Cinier est né le 4 juillet 1873 à Lyon où ses parents, Auguste Antoine Cinier et Elisabeth Jeanne Gavot, étaient guimpiers (1). Son père meurt à Caluire-et-Cuire (Rhône) en 1877. En 1882, sa mère se remarie avec Claude Marie Moreau, guimpier comme elle. Le couple quitte Lyon et vient vivre aux Avenières (Isère). C’est là que la mère d’Ambroise Cinier décède en 1890 à l’âge de 42 ans. Trois ans plus tard, quand il se présente devant le conseil de révision, Ambroise est guimpier, domicilié aux Avenières.

LES AVENIERES : Incorporé au 96e de ligne, Ambroise Cinier est placé en congé en septembre 1897. Il revient vivre aux Avenières, une commune de 4 000 habitants en 1901, où il débute une carrière de photographe. Le 6 août 1904, le photographe épouse à Lyon Marie Pauline Moreau, couturière.

BELLEY : Après leur mariage, le couple s’installe à Belley, sous-préfecture de l’Ain située à 24 kilomètres au nord des Avenières. A Belley, Ambroise Cinier succède à Julien Favrat dans son atelier de la rue des Capucins, Comme ce dernier, Cinier fera beaucoup de portraits de soldats du 133e régiment d’infanterie en garnison dans la ville mais ne parviendra pas à élargir sa clientèle contrairement à Pierre Marcelin son confrère belleysan.

Malgré sa faiblesse de constitution et son hypertrophie du coeur, Ambroise Cinier rejoint en mars 1915, le 170e régiment d’infanterie. Il est démobilisé en janvier 1919. Il ne semble pas qu’à son retour à Belley, il ait poursuivi sa carrière de photographe. En 1921, lui et son épouse sont guimpiers à Belley.

Note :
(1) Guimpier : Ouvrier qui reçoit le fil d'or et d'argent du tireur et qui, après lui avoir fait subir diverses manipulations dont la dernière consiste à l'enrouler en spirales autour des fils de soie, le livre au passementier et au tisseur.
Source : http://lerizeplus.villeurbanne.fr/article.php?laref=374&titre=les-metiers-1

Les artisans guimpiers lyonnais travaillaient à domicile et employaient plusieurs ouvrières logées sur place. C’était le cas des parents d’Ambroise Cinier. En 1876, dans le logement qu’ils occupaient place du Perron avec leurs deux jeunes enfants, sont recensées pas moins de six ouvrières âgées de 14 à 23 ans. La mort d’Auguste Antoine Cinier en 1877 a dû porter un coup sérieux à cette petite entreprise familiale d’où la nécessité pour sa veuve de se remarier avec un autre guimpier.