Pierre COLOMBIER

(1835-1884)
Photographe itinérant puis sédentaire
3 photographies

Auxerre Yonne Paris Seine Vincennes Val-de-Marne

Originaire d’un petit village du Cantal, Pierre Colombier a été photographe itinérant durant les premières années 1860 avant de s’installer à Auxerre (Yonne). Il a poursuivi sa carrière à Paris puis à Vincennes (Val-de-Marne). Il a formé ses deux neveux Léon Colombier (1855-1918) et Armand Colombier (1858-1899). L’un et l’autre ont ouvert un atelier dans la capitale.

Fils d’un couple de cultivateurs, Pierre Colombier est né le 20 mars 1835 à Vernols (Cantal). Il aurait épousé Madeleine Pigot à Lyon vers 1859.

PHOTOGRAPHE ITINERANT : Il est possible que le jeune Pierre Colombier ait fait son apprentissage auprès d’Antoine Chastang, photographe itinérant. Sans doute un parent de sa mère. Le 11 janvier 1862, les deux photographes "sans domicile fixe" sont de passage à Avallon (Yonne) où l’épouse de Pierre Colombier accouche de leur fille aînée Céline. La cadette naîtra à Saulieu (Côte d’Or) en 1863. Sur son acte de naissance, il est précisé que le père demeure à Lyon en ce moment.

AUXERRE : En 1868 environ, Pierre Colombier se sédentarise et ouvre un atelier 1, place aux Liens puis se déplace vers le 4, rue du Temple. Avant décembre 1880, il cède cet atelier à Louis Maillet. A Auxerre, Pierre Colombier a travaillé avec son neveu Léon Colombier.

PARIS : Dans la capitale, Pierre Colombier a été actif quelques années dans un atelier situé 40, rue Condorcet. Là, il forme Armand Colombier, le jeune frère de Léon. Le 10 novembre 1883, Armand épouse Céline, la fille de Pierre et donc sa cousine germaine. En janvier 1884, Pierre Colombier cède à Leresche (Laresche ?) son atelier de la rue Condorcet (1)

VINCENNES : Avec Armand, devenu son gendre, Pierre Colombier poursuit son travail de photographe à Vincennes au 104, rue de Paris où il décède, le 3 avril 1884, quelques semaines seulement après avoir vendu son atelier parisien. Sa veuve, peut-être aidée par Armand, poursuivra l’activité jusqu’en décembre 1886, date à laquelle elle aurait fait faillite. (2)

Sources :

(1) Gallica "Archives commerciales de la France" du 17 janvier 1884.

(2) Gallica "Archives commerciales de la France" du 11 décembre 1886.