François DEJONGE

(1815-1891)
Photographe d'atelier
2 photographies

Angoulême Charente Chartres Eure-et-Loir

François Dejonge est né à Bordeaux le 6 août 1815. Son père était semble-t-il hollandais, ce qui explique que sur l’acte de naissance de François puis sur son acte de mariage, son patronyme a été francisé en Dejean. A l’instar de son père, François Dejonge est d’abord peintre en bâtiments et peintre en décors, métier qu’il exerce à Poitiers (Vienne) où il s’est marié en 1838. Là, il se lit d’amitié avec Hippolyte Collard, doreur sur bois, qui sera témoin sur l’acte de naissance de deux de ses enfants en 1841 et 1848. Tout en poursuivant son activité de doreur, Collard, dès l847, pratique le daguerréotype. Bientôt il va s’installer à Paris où il fera une belle carrière notamment en tant que photographe de l’administration des Ponts et Chaussées. On suppose que c’est Collard qui a amené Dejonge à pratiquer la photographie et que ce dernier est lui aussi venu dans la capitale.

PARIS : Pour le moment, ces années parisiennes sont peu documentées. On sait toutefois que Dejonge est l’auteur d’un "Traité de perfectionnement de photographie sur toile" exposant la technique dont il était inventeur et qu’il a été admissible à l’exposition universelle de 1855 et à celle de Munich en 1858. Plus tard, il se présentera comme "Dejonge de Paris - Peintre trois fois médaillé, Professeur de Photographie"

CHARTRES : Bien que cela ne soit pas formellement attesté, tout indique que Dejonge a travaillé à Chartres (Eure-et-Loir) entre 1850 et 1858 (1). Dès le 24 mars 1850, il propose des portraits au daguerréotype dans un atelier situé 35, rue des Changes, au domicile de Louis Alfred Potiers, horloger. Quatre ans plus tard, en juillet 1854, il propose, à la même adresse, ses photographies sur papier et sur plaques. Au printemps 1858, il participe à l’exposition organisée par la Société archéologique d’Eure-et-Loir où il présente un panorama général de la ville de Chartres ; une vue de la ville de Chartres prise de Saint-Chéron et une vue de la cathédrale. En 1859, Dejonge participe à l’exposition de la Société française de photographie avec, là aussi, des vues de Chartres.

ANGOULEME : En avril 1861, "M. Dejonge de Paris, peintre et professeur de photographie" fait un premier séjour à Angoulême (Charente) où vit son frère. Il reçoit sa clientèle au 64, rue de Beaulieu. Après un passage à Paris, il revient à Angoulême et se fixe en novembre 1861 au 11, rue Callandrau. Il vante dans la presse locale : "les nouveaux instruments perfectionnés avec lesquels il opère et le soin qu’il apporte à la confection des objets de son art..." Fin 1863, il transfère son atelier 1, rue Corneille - place de la Gendarmerie. Il est encore recensé à cette adresse en 1872.

A une date qui reste à préciser, Dejonge quitte la Charente et revient à Paris où il décèdera le 3 novembre 1891. En avril 1864, sa fille aînée, Julienne Dejonge, avait épousé Achille Chéroux qui sera photographe à Cognac (Charente) sous le nom de Chéroux Dejonge.

Source : (1) Yves Lebrec et Bernard Choque "Chartres révélé par ses premiers photographes" (1839-1939)