Ambroise DUVAL

(1821-1884)
Daguerréotypiste puis photographe.
34 photographies

Angers Maine-et-Loire Caen Calvados Nantes Loire-Atlantique Orléans Loiret Tours Indre-et-Loire

Jean Ambroise Duval est né le 8 avril 1821 à  Castillon-en-Auge (Calvados) où son père était tourneur. En 1845, il est grainetier à  Saint-Pierre-de-Dives. A partir de 1850 environ, il sera daguerréotypiste puis photographe à Nantes (1850-1858), Angers (1856-1857), Orléans (1859-1862), Caen (1862-1866) et Tours (1866-1884).

NANTES  -  Dès le début des années 1850, Ambroise Duval pratique le daguerréotype à  Nantes 21 rue Contrescarpe - place du Bon Pasteur. On connait de lui des daguerréotypes, des ambrotypes et des photographies faits à Nantes.

ANGERS -  Le 15 juillet 1857, il se marie à Angers (Maine-et-Loire)où il était domicilié depuis environ huit mois.  Il avait ouvert 23, rue Plantagenêt  une succursale de son atelier nantais. Il ne restera pas à Angers. C'est à Nantes, rue Contrescarpe, que naît sa fille aînée le  6 janvier 1858. L'atelier d'Angers est repris par sa soeur Hortense Duval, veuve Margerie puis par le fils de cette dernière Ambroise Margerie qui s'était formé au métier de photographe auprès de son oncle.

ORLEANS - En  août 1859, la fille cadette d'Ambroise Duval naît 8, rue Parisis à Orléans (Loiret) où son père avait ouvert un atelier. Trois ans plus tard, il cherche à s'en défaire  Le 1er mai 1862, il insère une annonce dans le « Journal d'Indre-et-Loire » : "Atelier de photographie avec bonne clientèle, à  céder. S'adresser Maison Duval rue Parisis, à  Orléans. Il n'est pas nécessaire que ce soit un photographe car on se charge de montrer tout ce qui concerne la photographie ».

CAEN - Après Orléans, Duval retourne dans son pays natal. Le 25 novembre 1862, il ouvre un atelier 7, rue Hamon à  Caen (Calvados). Photographe moyen, Duval avait un grand sens de la publicité. En décembre 1864, il se paie une page entière du journal normand "L'Ordre et la liberté" et propose "à  2 000 personnes de leur faire à  chacune 25 portraits-cartes au prix fabuleux de 10 fr au lieu de 20 francs qui est le prix ordinaire de la maison". En  1866, il vient en  aide aux victimes normandes de l'épidémie de choléra et s'arrange pour que cela se sache.  "Le Bonhomme normand" écrit le 20 janvier 1866  : "... Parmi les personnes qui donnent généreusement la main aux malheureuse familles que le choléra afflige si cruellement dans la cité, il est de notre devoir de signaler le désintéressement avec lequel M. Duval, photographe,rue Hamon, n°7, a voulu, lui-aussi, contribuer à cette oeuvre de charité. M. Duval a versé, l'un des premiers, une somme de 300 fr pour venir en aide aux familles frappées par l'épidémie, et dans la pensée de concourir plus largement encore à l'oeuvre de bienfaisance organisée dans notre ville, cet artiste s'est engagé à verser le quart de sa recette brute pendant un mois, du 18 janvier au 18 février, c'est-à-dire que M. Duval fait l'abandon du bénéfice qu'il réalisera pendant ce laps de temps". Dès la fin de l'année de 1864, Duval avait cherché à céder son atelier caennais. Deux journaux parisiens, "La Presse" et "Le Journal des Débats" publient une petite annonce : " A vendre dans une ville de province un bon atelier de photographie rapportant 15,000 fr nets de bénéfices par an, prix 25,000 fr. On  demande une personne connaissant bien la photographie pour tenir une maison en province ; beaux appointements et logement. Il faut savoir bien opérer, être marié, pouvoir prendre un engagement de trois ans et fournir un cautionnement de 2,000 fr. S'adresser à M. Duval photographe à Caen". Comme il est fait mention d'appointements et d'un engagement de trois ans, on comprend que Duval ne voulait pas  vendre son fonds mais cherchait un professionnel pour gérer l'atelier de la rue Hamon. C'est Alphonse Goussin qui succèdera à Ambroise Duval mais bien après que ce dernier eut quitté Caen pour Tours en 1866.

TOURS - En juin 1865, Duval  vient à  Tours à  la recherche d'un emplacement pour l'atelier de photographie qu'il souhaite y ouvrir. Il connaissait la ville  où il aurait  travaillé en 1858. Il portera son dévolu sur un immeuble sis 7, rue de Buffon. Il y fait aménager : « des ateliers grandioses dans le genre de ceux des premières maisons de Paris ». Retardée plusieurs fois, l'ouverture de ces ateliers est fixée au 22 novembre 1866. Duval y reçoit « tous les jours de dix heures du matin à  quatre heures du soir ». Contrairement à certains de ses confrères,il ne quitte pas son  atelier pour faire des portraits à l'extérieur et explique  : "  qu'il ne s'occupe aucunement de ce genre de travail et que sa spécialité est de faire des portraits en tous genres et les reproductions. Du reste, ses travaux son trop considérables pour lui permettre de s'absenter". En mars 1867, il annonce qu'en cinq mois, il est sorti de sa maison 13 347 photographies. En mai 1872, Duval transfère son atelier au 76, rue Royale avec entrée 1, rue de la Préfecture. A cette époque, il a pour employé son neveu Ambroise  Margerie.  En 1884 ou un peu avant, Duval cède son fonds à  Philippe Abel qui y travaillait depuis plusieurs années.

En septembre 1884, Jean Ambroise Duval, propriétaire, vit au Mans près de sa fille. Il y décède le 17 janvier 1894.

Source : Archives départementales du Calvados.  Elles ont mis en ligne la presse normande du XIXe siècle.