Geronimo FRESNO

(1824-1874)
Photographe d'atelier.
4 photographies

Alençon Orne Tours Indre-et-Loire

 

Geronimo Fresno est né le 27 septembre 1824 à Pràdanos de Ojeda (Espagne). Il a été photographe à Alençon (Orne) après un passage à Tours (Indre-et-Loire).

TOURS : Dans un parcours fiscal daté de 1863, on relève le nom de Geronimo Fresno, photographe 3, rue Royale à Tours. Il avait francisé son patronyme et signait "G. Fresneau - Artiste Peintre & Photographe".

ALENCON : En 1864 (1) il s’installe rue du Pont-Neuf à Alençon (Orne) où il exercera dix ans. En plus de son établissement principal, il ouvre une succursale à Flers dont s’occupait un gérant. En 1873, il participe à l’exposition industrielle d’Alençon. Il meurt l’année suivante dans des circonstances troublantes. Célibataire, le photographe prenait toujours ses repas dans une pension. Il y déjeune le 25 octobre 1874 mais ne vient pas le soir, ni les jours suivants. On s’inquiéte de cette absence soudaine qui n’était pas dans les habitudes du photographe. Le 5 novembre, la police force la porte d’entrée de son appartement et découvre le cadavre en putréfaction de Geronimo Fresno qui git dans son atelier de peintre. Il s’était pendu -ou avait été pendu- à une ficelle qui avait fini par se rompre. La police ne retrouva ni sa montre, ni objets précieux, pas plus que la clé de sa maison. (2) Suicide ? Crime crapuleux ? Dans cette hypothèse, si l’assassin avait été appréhendé, son procès en cour d’assises aurait fait l’objet de longs compte-rendus dans la presse locale. Cela n’a pas été le cas.

Sources :

(1) Dans le catalogue de l’exposition "Images révélées. 150 ans de photographies aux Archives de l’Orne", les auteurs indiquent que Fresno avait débuté sa carrière à Alençon en 1862 mais que d’autres sources donnaient la date de 1864, ce qui serait plus cohérent si Fresno était à Tours en 1863.

(2) "Le Journal d’Alençon" du 7 novembre 1874. "Le Journal de Flers" du 11 novembres 1874. Consultables en ligne sur Normannia - Le Patrimoine écrit en Normandie. Ces articles m’ont été transmis par Pascal Cordonnier.