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Ernest PONT
(1850-1922)
Photographe d'atelier
1 photographie
Ernest Pont a été photographe à Sète (Hérault) durant les années 1870 (1). Il est fils d’Emmanuell Pont (1808-1891). Marin, celui-ci épouse à Sète le 2 février 1835 Marie Amélie Caffarel. Le couple vit à Sète jusqu’en octobre 1839, date du décès de leur fils aîné puis ils partent aux Indes. Emmanuel Pont est capitaine de cabotage à Pondichéry où naît son fils Antoine Albert le 11 juin 1842. Ensuite, il s’installe à Bally Khal, près de Calcutta dans les Indes anglaises. C’est là qu’Ernest Pont voit le jour le 5 juin 1850. De retour à Sète, Emmanuel Pont, associé à son frère Jean Antoine Auguste, est marchand de bois. Ils font faillite en avril 1858. (2) En janvier 1860, Amélie Caffarel, domiciliée à Sète, obtient la séparation d’avec son mari Emmanuel Pont, ex-négociant. (3)
Le travail de photographe d’Ernest Pont à Sète n’est pas documenté. Jean-Marie Voignier relève qu’il y aurait montré des vues des Indes mais il n’était encore qu’un enfant quand il a quitté Bally Khal. Ces vues pourraient être l’oeuvre de son frère Antoine Albert. Il est possible que cela soit lui qui ait formé Ernest à la photographie. A la fin des années 1860, les deux frères auraient travaillé ensemble à Montpellier dans l’ancien atelier de Froment père (4) boulevard de l’Esplanade, 19. On peut leur attribuer le portrait ci-dessous Ensuite, Ernest Pont, s’est installé à Sète. Il est propriétaire quand il se marie en 1885.
Note et sources :
(1) Jean-Marie Voignier « Répertoire des photographes de France au dix-neuvième siècle ». Outre Ernest Pont, il mentionne un Pont qui avait pratiqué le cliché verre vers 1855 avec Harville. Il doit s’agir de Barthélémy Pont, artiste à Paris, qui avait déposé en novembre 1854 un brevet pour une gravure autographique. Un an plus tard, le nouveau procédé d’impression photographique de MM. Harville et Pont est décrit dans le Bulletin de la Société française de photographie (séance du 17 novembre 1855). Cyprien Harville et Barthélémy Pont créèrent une société commerciale pour exploiter leur procédé.
(2) Gallica « Le Messager du Midi » du 29 juillet 1858.
(3) Gallica « Le Journal de Montpellier » du 14 janvier 1860.
(4) Louis Fulcran Froment a été actif à Montpellier au moins jusqu’en 1867.