Raphaël ROYER

(1853-1889)
Photographe d'atelier
1 photographie

Nice Alpes-Maritimes Nimes Gard Saint-Etienne Loire

Fils d’un couple de passementiers, Pierre Raphaël Royer est né le 5 juin 1853 à Saint-Etienne (Loire). Il se forme à la photographie dans l’atelier de François Chéri-Rousseau. C’est là qu’il rencontre Marius Marnas. L’un et l’autre seront témoins le 24 août 1878, au mariage de Marie Royer, sœur de Raphaël, avec Zacharie Riocreux, alors comptable mais bientôt photographe. La date exacte à laquelle Raphaël Royer a ouvert son atelier de photographie 27, avenue de la République à Saint-Etienne reste à préciser. Le 30 janvier 1883, "Le Républicain de la Loire et de la Haute-Loire" publie un article intitulé "L’Art de la photographie à Saint-Etienne". Après avoir mis en valeur le travail de Chéri-Rousseau et de Rebeaud, les deux grands maîtres incontestés de la photographie stéphanoise, l’auteur présente Raphaël Royer "un des derniers venus à Saint-Etienne, qui est en train de s’y faire une jolie place. A part le mérite incontestable de ses photographies, il possède un réel talent pour les agrandissements au charbon, et le succès ne saurait lui faire défaut (1) Après s’être fait une belle clientèle à Saint-Etienne, Raphaël Royer ouvre un second atelier 3, place d’Assas à Nimes (Gard). Les deux préfectures sont distantes de plus de 260 kilomètres. A Saint-Etienne, Royer devait pouvoir compter sur l’aide de son beau-frère Zacharie Riocreux qui s’était formé dans son atelier. Riocreux photographe, domicilié rue de la République, est d’ailleurs témoin, le 13 août 1888, sur l’acte de naissance de Marie Micheline Royer, fille unique de Raphaël. Peu après cette naissance, celui-ci quitte Saint-Etienne et vient travailler à Nice (Alpes-Maritimes). Il ne lui  reste alors que quelques mois à vivre. Agé de 36 ans, il décède à Nice le 30 avril 1889.

Après son décès, on suppose que "la Maison de Photographie Raphaël Royer" a d’abord été gérée par Zacharie Riocreux avant que Marius Marnas en devienne en mai 1890 le directeur gérant.(2) Il le restera quelques années puis le fonds sera repris par Paul Verron qui se présentera comme le successeur de Royer.

Sources :

(1) "Le Républicain de la Loire et de la Haute-Loire" du 30 janvier 1883. Consultable en ligne sur Lectura Plus. Portail du patrimoine écrit et graphique en région Auvergne-Rhône-Alpes.

(2) "Le Stéphanois" du 2 mai 1890. Consultable en ligne sur Lectura Plus. Portail du patrimoine écrit et graphique en région Auvergne-Rhône-Alpes.