Victoire ROZIER

(1834-?)
Photographe d'atelier
3 photographies

Crest Drôme Vienne Isère

Victoire Champavier est née le 11 septembre 1834 à  Saint-Jean-en-Royans (Drôme) où son père travaillait dans un four à  chaux. Couturière, âgée de 20 ans, elle épouse le 5 avril 1854 Jacques Joseph Rozier, tailleur d'habits. Le couple aura deux enfants : Joseph, né le 17 avril 1855 et Juliette née le 18 mars 1856. Onze ans après cette naissance, Victoire Rozier obtient la séparation de biens avec son mari. Ce dernier, plus tard, sera admis dans un asile d'aliénés. Sa femme reste à  Saint-Jean-en-Royans, commune qui comptait 2 800 habitants. En 1872, elle est recensée avec son fils, âgé de 16 ans, qui est qualifié de photographe. C'est donc par le biais de son fils, encore adolescent, que Victoire Rozier est passée des travaux d'aiguille à  la chambre noire. En 1876, alors que Joseph Rozier est depuis déjà  trois ans au 3e régiment de zouaves, Victoire Rozier et sa fille sont photographes à  Crest (Drôme). Leur atelier était situé à  la Martine dans le quartier des Capucins puis avenue de la Gare. Après avoir terminé son engagement de cinq ans, Joseph Rozier rejoint sa mère et sa soeur. A partir de juillet 1880, "Mme Rozier et ses Enfants" exercent à  Vienne (Isère) au 11, cours Romestang. Les portraits au charbon inaltérable qui sortent de leur atelier n'ont pas grand chose à  envier à  ceux des grands photographes lyonnais spécialistes de cette technique. La famille Rozier se sépare avant la fin de l'année 1892 et le fonds de commerce viennois est cédé au photographe lyonnais Joguet. Joseph Rozier va exercer à  Arles ; sa mère et sa soeur retournent à  Crest. Lors du recensement de 1896, elles sont photographes domiciliées au lieu-dit Royale et Piedgai. A l'écart du centre ville, leur clientèle devait être plutôt réduite. Après, on perd leur trace.