Achille TAMY

(1831-?)
Photographe itinérant puis sédentaire

Besançon Doubs Chambéry Savoie

Achille Félix Tamy est né le 4 mai 1831. (1) On ignore le lieu de sa naissance ainsi que la date à laquelle il a épousé Loor Pasmans, qui était sans doute originaire des Pays-Bas. Tamy se forme au métier de photographe à Paris notamment dans les ateliers de Nadar et de Pierre Petit. En 1858, il est photographe itinérant et fait en avril "un  séjour de courte durée"  à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). (2) Il part ensuite s’installer à Besançon (Doubs) où il est inscrit sur les listes électorales en 1859 puis radié en 1862. (3) Sa carrière de photographe prend véritablement son essor à Chambéry (Savoie). Le 10 novembre 1864, « Le Courrier des Alpes » informe ses lecteurs « qu’un artiste de talent et de conscience, élève de Nadar et de Pierre Petit, demeurant à Chambéry, place Saint-Léger n°55, vient de faire construire dans son appartement un vaste atelier de photographie, parfait comme disposition et comme lumière… Le temps clair ou couvert n’est plus une question pour l’exécution d’une bonne photographie. Personne n’ignore aujourd’hui que c’est à l’artiste seul à savoir obtenir de belles épreuves par n’importe quel temps ; mais une condition indispensable pour bien opérer, et d’une manière égale, c’est l’isolement complet des reflets terrestres. Aussi M. Tamy, selon les principes de l’école à laquelle il appartient, a-t-il voulu en s’élevant un peu haut, se dégager de tout obstacle environnant. Il espère donc que le public lui pardonnera quelques degrés à gravir… » (4) Ayant fait des études de chimie, le photographe a adjoint à son atelier de pose un atelier de dorure et d’argenterie pour les couverts, bijoux, ornements d’église et objets d’art que les Chambériens lui confient. Il propose même la reproduction par la galvanoplastie d’anciens daguerréotypes rendus ainsi ineffaçables. En décembre 1865, « Le Journal de la Savoie » vante le confort de l’atelier d’Achille Tamy : « Sa galerie parfaitement disposée et constamment chauffée à une température moyenne de 20° permettant aux dames d’y venir poser dans les robes de bal les plus légères ». (5) Un atelier que le photographe quitte pour réaliser de belles vues de Chambéry et des environs, format carte de visite, qu’il vend à ses clients et aux touristes. En février 1867, Achille Tamy commence à pratiquer la photographie inaltérable au charbon dont il a acquis le brevet. (6) Dans la presse savoyarde, la dernière publicité pour la Photographie Tamy est insérée le 10 novembre 1867. On ignore à quelle date il a fermé son atelier chambérien, ni ce qu’il a fait après avoir quitté la Savoie. Cependant, une photo stéréoscopique de Montluçon porte au dos le cachet de A. Tamy, photographe à Clermont.

Sources :

(1) Roger Chipaux. Historien des photographes franc-comtois.

(2) Gallica – « Le Courrier de Saône-et-Loire » du 17 avril 1858.

(3) Roger Chipaux. Historien des photographes franc-comtois.

(4) « Le Courrier des Alpes « du 10 novembre 1864. Consultable sur Lectura Plus – Portail du patrimoine écrit et graphique en Auvergne – Rhône –Alpes.

(5) « Le Journal de la Savoie » du 8 décembre 1865. Idem

(6) « Le Courrier des Alpes » du 7 février 1867. Idem. On pense qu’il s’agit du procédé Poitevin.