Jean-Nicolas TRUCHELUT

1811-1890
Horloger. Daguerréotypiste. Photographe.
2 photographies

Besançon Doubs Paris

Fils d'un horloger, Jean-Nicolas Truchelut est né à  La Bresse (Vosges) le 26 août 1811. Quand il se marie à  Thoissey (Ain) en mars 1839, il est horloger domicilié à  Lyon. Cette année-là , il dépose un brevet pour une montre thexique ou à  réveil (l'ancêtre du réveil-matin). Horloger à  Thoissey, Jean-Nicolas Truchelut s'intéresse au daguerréotype dont il devient un ambassadeur itinérant. En juillet 1844, il est de passage à  Tours (Indre-et-Loire) pour dévoiler à  son auditoire "tous les secrets de la chambre obscure". Dans la presse locale, il est présenté "comme un des plus habiles artistes en daguerréotype... collaborateur et ami de l'ingénieur Victor Chevalier...." Il se trouve que Victor Chevalier a fait un portrait au daguerréotype qui est présumé être celui Truchelut. Il est aujourd'hui dans les collections de la BnF qui l'a mis en ligne. Au verso, on trouve l'inscription : "Souvenir d'amitié à  mon ami Truchelut le 24 août 1844". Ce daguerréotype a été fait quelques semaines après le passage de Truchelut à  Tours puis, sans doute, dans d'autres villes. La BnF possède aussi un beau daguerréotype signé Truchelut qui est daté de décembre 1847. Les portraits au daguerréotype ne suffisant pas à  faire vivre sa famille, Truchelut continue à  réparer les horloges dans les Vosges. Il renonce à  ce métier avant 1853 et s'installe comme daguerréotypiste à  Besançon (Doubs). Sur les listes électorales de 1853, il est inscrit avec pour profession "peintre". L'atelier de Truchelut était situé 7, rue de l'Arsenal. Il n'est pas recensé à  cette adresse en 1866 et est radié des listes électorales l'année suivante avec la mention " A quitté la ville". Après son départ de Besançon, Pierre Elise Mauvillier (1823-?), veuve de Jean-Pierre Robardet (1805-1859),opticien, s'installe 7, rue de l'Arsenal. Elle reprend le commerce de son mari. Son fils Alfred Robardet (1851-?) sera photographe opticien 7, rue de l'Arsenal. Au dos de ses photos, il avait apposé la mention : "possesseur des clichés de la Maison Truchelut". Ce dernier les avait cédés à  sa mère. Jean Nicolas Truchelut poursuit sa carrière de photographe à  Paris d'abord au 9,quai de Passy (16e) puis 17, rue de Grammont (2e)où il exerce encore en juin 1875. En 1867, il avait participé à  l'exposition universelle de Paris. Son fils Théodore Truchelut (1854-?) et son gendre Théodore Valkman (1845-?) seront aussi photographes. Jean-Nicolas Truchelut est décédé à  Neuilly-sur-Seine, le 23 juillet 1890.