Jules AUBRY

(1828-1907)
Photographe itinérant puis sédentaire
1 photographie

Paris

(Fils d’un marchand d’étoffes, Jules Eugène Aubry est né le 3 décembre 1828 à Morée (Loir-et-Cher). En octobre 1853, il est coiffeur-perruquier à Vendôme (Loir-et-Cher) puis musicien en 1855 et marchand revendeur quand il se marie le 27 janvier 1857. Les époux reconnaissent et légitiment leurs trois aînés nés hors mariage.

PHOTOGRAPHE ITINERANT : On ne sait quand ni comment Jules Aubry est devenu photographe itinérant. En janvier 1862, il est de passage à Châteaudun (Eure-et-Loir) où il reviendra en avril 1865.(1) En janvier-février 1863, Aubry opère à Beaugency (Loiret. (2) Mère de famille nombreuse, son épouse devait l’accompagner dans certaines de ses tournées. Le 22 juillet 1864, elle accouche à Vibraye (Sarthe) d’un garçon prénommé Ambroise Auguste. Le père omet de déclarer cette naissance. Ambroise Auguste ne recouvrera un état civil que vingt ans plus tard. On ignore jusqu’à quelle date Jules Aubry a exercé son métier en itinérance avant de se sédentariser dans la capitale. En 1873, quand leur fils aîné, qui est déjà photographe, passe devant le conseil de révision, Jules est domicilié à Morée, la commune où il est né. Cinq ans plus tard, les Aubry sont à Paris.

PARIS : Avant juin 1882 (3), Jules Aubry est actif au 104, rue Lecourbe à Paris (15e). Là, il a pu travailler avec son frère Nicolas Aubry (1844-?) qui avait seize ans de moins que lui. C’est dans l’atelier familial que travailleront les trois fils du photographe : Jules Eugène (I), Jules Eugène ( II) et Auguste. C’est semble-t-il en 1887 que les Aubry quittent le 104 de la rue Lecourbe pour s’installer au 21 de la même rue. Jules Aubry est décédé le 3 mars 1907 à l’âge de 78 ans.

Sources :

(1) Didier Caffot "Les photographes dunois - 170 ans de photographie à Châteaudun". Bulletin n°302 de la Société dunoise d’archéologie, histoire, sciences et arts (2012).

(2) Jean-Marie Voignier "Loiret d’argent - La photographie dans le Loiret au XIXe siècle" (2011)

(3) En juin 1882, Aubry photographe demeurant rue Lecourbe 104 essaye de sauver une femme âgée qui va être happée par un train. Ce fait-divers est relaté dans "Le Petit parisien" du 20 juin 1882 : "La femme a été broyée et le courageux sauveteur a été jeté sur le quai avec le bras droit cassé. Il s’est plaint aussi de violentes douleurs dans les reins. M. Aubry est père de cinq enfants. Il a déjà opéré cinq sauvetages et a reçu une médaille en 1870...". Ce journal est consultable sur Gallica.