Charles PERNELLE

(1836-1897)
Photographe d'atelier

Audincourt Doubs Vesoul Haute-Saône Epinal vosges Belfort Territoire-de Belfort Montbéliard

Fils d’un couple de cultivateurs, Charles Pernelle est né le 15 juin 1836 à Sagy (Saône-et-Loire). il a été pendant plus de trente ans photographe en Franche-Comté mais aussi à Epinal (Vosges).

HAUTE-SAONE : Quand il épouse le 21 avril 1866, Eugénie Duhaut, demoiselle de magasin, Charles Pernelle est photographe domicilié à Vesoul et précédemment à Gray. Pierre Maillet, photographe, ami de l’époux, est témoin au mariage. Il est possible que les deux hommes aient travaillé ensemble. Le 5 février 1867, la fille aînée de Charles est née à Luxeuil-les-Bains où le photographe ne fera qu’un passage. A noter que sur cet acte de naissance Eugénie Duhaut est aussi photographe.

TERRITOIRE-DE-BELFORT : La carrière de Pernelle prend son essor à Belfort où il est domicilié faubourg des Ancêtres en juillet 1868. La ville n’est encore qu’une commune du Haut-Rhin. Après la guerre franco-prussienne de 1870-1871, elle devient chef-lieu de "l’arrondissement subsistant du Haut-Rhin" (1) La ville comptait 8 000 habitants en 1872 mais 15 000 quatre ans plus tard. A Belfort, Pernelle a longtemps travaillé faubourg de France où il est toujours recensé en 1886. Cinq ans plus tard, en 1891, il est domicilié faubourg de Montbéliard. Père de dix enfants dont sept atteindront l’âge adulte, le photographe doit élargir sa clientèle. Il ouvre des succursales à Montbéliard (Doubs), à Vesoul puis à Epinal (Vosges). Dans ces deux dernières villes, c’est son frère Jean Pernelle qui le représentera. En 1876, en plus de son frère, il emploie Charles Thevenon qui travaillera à son compte à Montbéliard sous le nom de Thevenon-Sagot et le jeune frère de celui-ci Emile Thevenon, qui fera carrière dans la Nièvre. En 1886, Pernelle a pour ouvrier Xavier Bick, âgé de 17 ans, qui sera photographe à Dijon (Côte d’Or).

MONTBELIARD : A une date qui reste à préciser, Pernelle ouvre une succursale 33, rue des Granges à Montbéliard (Doubs). Un choix logique : Belfort et Montbéliard sont distantes d’une vingtaine de kilomètres.Il semble que Pernelle ait conservé sa succursale de Montbéliard jusqu’à la fin où presque, de sa carrière.

VESOUL : Pernelle revient en Haute-Saône où il avait fait ses débuts de photographe. En 1866, son frère Jean exerce rue de la Gare. On suppose que cette succursale a été fermée quand Jean est parti travailler, toujours pour le compte de son aîné, à Epinal où il est domicilié en 1888. (2)

EPINAL : En 1886, Charles Pernelle et sa fille aînée sont recensés 12, rue de la Gare à Epinal (Vosges). Le photographe est venu préparer l’ouverture de son établissement vosgien dont il confiera la gestion à son frère Jean. Les portraits qui sortent de l’atelier de l’avenue de la Gare sont d’abord signés C. Pernelle puis, J. Pernelle quand le cadet se sera affranchi de la tutelle de son aîné.

AUDINCOURT : Charles Pernelle finit sa carrière dans cette commune du Doubs de 5 500 habitants où il est décédé le 5 novembre 1897. Son fils Charles Désiré, âgé de 20 ans lors du décès de son père, sera photographe à Epinal, comme son oncle Jean.

(1) Le département du Territoire-de-Belfort, avec pour préfecture Belfort, n’a été créé qu’en 1922.

(2) Jean-Marie Voignier dans son "Répertoire des photographes de France au XIXe siècle" mentionne un Pernelle actif à Gray (Haute-Saône) vers le milieu des années 90. Sans doute s’agit-il de Charles.

Sources :

- "Les photographes dans le Territoire-de-Belfort - XIXe et XXe siècles" sur http://photographes.belfort.free.fr.

- "Patrimoine photographique des Vosges - Un héritage pour demain 1870-1950". Catalogue de l’exposition organisée par les Archives départementales des Vosges en 2006.