Alphonse SUEUR

(1870-?)
Photographe d'atelier
1 photographie

Saint-Dizier Haute-Marne Sainte-Ménehould Marne Troyes Aube

Alphonse Julien Sueur est né le 18 novembre 1870 à Tergnier (Aisne). Détruit, son acte de naissance n’a pas été reconstitué. En 1890, quand il passe devant le conseil de révision, il est photographe à Brest (Finistère). Fils unique d’une veuve, il ne fera qu’un service militaire de dix mois. Envoyé en congé en septembre 1892, il déménage souvent les deux années qui suivent : Nancy (Meurthe-et-Moselle), Remiremont (Vosges), Mourmelon-le-Grand (Marne) et enfin Bordeaux (Gironde).

TROYES : En mars 1895, il commence à travailler à son compte à Troyes  où il a rejoint sa mère. Dans la préfecture de l’Aube, Alphonse Sueur a été actif rue de la Visitation puis rue Turenne près de la caserne. Il cède son fonds de commerce en novembre 1899 (1) à Emile Boeglen. C’est lui qui est recensé  rue Turenne en 1901.

SAINT-DIZIER : En 1901, Alphonse Sueur, photographe patron, est recensé 4, rue des Pressoirs à Saint-Dizier (Haute-Marne). Il n’est plus domicilié à cette adresse en 1906.

SAINTE-MENEHOULD : Il poursuit sa carrière à Sainte-Ménehould (Marne) où il est recensé 21 rue Gaillot-Aubert en 1911. Là, il succède au photographe Franz Oberlaender qui s’y était installé en 1905. Dans cette commune de 5 000 habitants, la clientèle d’Alphonse Sueur est composée, pour partie, de cavaliers du 6e régiment de cuirassiers qui est stationné dans la commune. En septembre 1914, pendant quelques jours, l’armée allemande occupe Sainte-Ménehould puis se retire lors de la bataille de la Marne. Alphonse Sueur et son épouse avaient ils quitté la ville ? Sont-ils revenus ensuite ? On ne sait. Rien n’atteste que le photographe ait repris son activité après l’Armistice.

 

Source :

(1) Gallica - "Archives commerciales de la France" du 25 novembre 1899.